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Mémorandum soumis par l'Alliance de la Syrie occidentale aux organisations internationales documentant les violations alléguées des autorités de facto en Syrie et mettant en garde contre les risques auxquels font face les communautés minoritaires.
PUBLIÉ LE
23 août 2025
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SOURCE
Dr. Ed Kh

Ce mémorandum est soumis aux organisations internationales concernées par les droits de l'homme, la protection des minorités et la paix internationale, dans le but de documenter les graves violations attribuées par l'Alliance de la Syrie occidentale au gouvernement de facto dirigé par Ahmad al-Sharaa (al-Jolani), et d'exposer les raisons juridiques, politiques et sociales qui, selon l'organisation, rendent la coexistence avec cette autorité impossible et constituent une menace sérieuse pour les minorités en Syrie et pour la stabilité régionale.
Selon le mémorandum, malgré les tentatives de repositionnement politique et de réformes, Ahmad al-Sharaa reste aligné sur des cadres idéologiques jihadistes associés à al-Qaeda, conservant une autorité décisionnelle déterminante.
Le document soutient qu'un tel cadre idéologique contredit plusieurs normes juridiques internationales, notamment :
Le mémorandum attribue une responsabilité directe aux autorités de facto pour une série de violations, notamment :
Le mémorandum affirme que les minorités sont exclues d'une participation politique significative et que de nombreuses nominations officielles sont purement symboliques, tandis que le pouvoir réel est exercé par des figures cléricales affiliées au mouvement au pouvoir.
Selon le document, cette situation constitue une discrimination systématique en violation de l'article 2 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
Le mémorandum allègue également des pratiques économiques comprenant :
Ces actions sont décrites comme violant le droit à un niveau de vie suffisant garanti par l'article 11 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.
Selon le document, les institutions religieuses ont été restructurées par le remplacement de figures religieuses modérées par des clercs plus radicaux, accompagné de la diffusion de matériel idéologique promouvant des interprétations militantes de la religion.
Le mémorandum soutient que ces développements contribuent à la propagation d'idéologies extrémistes transnationales susceptibles de poser des risques sécuritaires plus larges.
Le document affirme également que les institutions militaires et sécuritaires sont reconstruites autour de principes idéologiques présentés comme l'"Armée de la Oumma," avec une formation et des messages publics mettant l'accent sur des doctrines militantes.
Le mémorandum allègue que les programmes scolaires ont été modifiés pour réduire l'accent mis sur le pluralisme et la gouvernance laïque, les remplaçant par un contenu plus idéologiquement orienté. Dans les universités, il affirme que de nouveaux groupes étudiants alignés sur ces idéologies ont émergé, ce que le document décrit comme contribuant à la radicalisation des jeunes.
Le mémorandum répertorie un certain nombre de localités où des incidents de déplacement et de violence allégués se sont produits entre janvier et août 2025, notamment des villages dans le rural de Homs, le rural de Hama, le rural de Lattaquié, la plaine du Ghab et plusieurs quartiers de Damas.
L'Alliance de la Syrie occidentale conclut que la coexistence avec les autorités de facto actuelles représente, à son avis, une menace sérieuse pour les communautés minoritaires de Syrie et pour la stabilité régionale au sens large.
L'organisation appelle donc les organisations internationales à :
Alliance de la Syrie occidentale (WSA) 23 août 2025