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Un appel de Charles Sarkis, président du Parti démocrate chrétien au Liban, demandant à l'administration américaine de révoquer l'envoyé spécial en Syrie et ambassadeur américain en Turquie Thomas Barrack en raison de conflits d'intérêts et de préoccupations liées à la politique régionale.
PUBLIÉ LE
20 novembre 2025
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SOURCE
Dr. Ed Kh

Je suis Charles Sarkis, président du Parti démocrate chrétien au Liban. Je m'adresse par cet appel urgent à l'administration du Président Donald Trump, suite à sa récente décision de lever la désignation de Hayat Tahrir al-Sham comme organisation terroriste, en demandant la révocation immédiate de l'ambassadeur américain en Turquie et envoyé spécial en Syrie, Thomas Barrack.
Le choix de Barrack pour ce poste diplomatique sensible suscite de vives inquiétudes. C'est un homme d'affaires milliardaire et ancien ami de Trump, arrêté en 2021 pour avoir agi en tant qu'agent étranger non enregistré au profit des Émirats arabes unis, avoir influencé la politique américaine et avoir menti au FBI. Il a été libéré sous une caution colossale de 250 millions de dollars, mais son affaire reste en suspens, assombrie par de nouveaux soupçons de répétition du même schéma d'influence — cette fois au profit de la Turquie, du Qatar et des Frères musulmans. Même si cela n'est pas encore prouvé judiciaire, les liens financiers établis — comme l'achat de Miramax auprès du Qatar en 2010 pour 660 millions de dollars, puis sa revente ultérieure avec des bénéfices considérables — soulèvent de sérieuses questions sur les conflits d'intérêts.
Le plus alarmant est que Barrack promeut activement un rapprochement américano-turc tout en ignorant délibérément l'histoire sanglante de l'Empire ottoman, qui a gouverné la région pendant plus de quatre siècles (1516–1918) et a commis des massacres documentés contre les Arméniens, les Grecs, les Syriaques et les Maronites, atteignant leur apogée durant la Première Guerre mondiale. Ce mépris délibéré de l'histoire rouvre de profondes blessures — surtout lorsqu'il s'accompagne d'un soutien ouvert ou voilé à des figures syriennes proches d'Erdoğan et des Frères musulmans, comme le président syrien par intérim Ahmad al-Sharaa, dans un contexte de déplacements et de violations continues contre les Alaouites, les Druzes et les Chrétiens en Syrie.
Ce qui se passe n'est pas un simple manquement diplomatique — c'est un alignement dangereux qui pourrait ouvrir la voie à un projet "néo-ottoman" dissimulé derrière un langage diplomatique, reproduisant l'autoritarisme et le sectarisme sous une nouvelle couverture régionale. Cela mine la crédibilité du rôle américain et met en péril la stabilité régionale, notamment à la lumière du revirement de Washington vis-à-vis de groupes autrefois désignés comme terroristes, au premier rang desquels Hayat Tahrir al-Sham.
Pour ces raisons, j'exige la révocation immédiate de Thomas Barrack et la nomination d'une figure diplomatique intègre, bien versée dans les complexités de l'histoire du Moyen-Orient et non impliquée dans des cercles d'influence financière et politique. La protection des minorités et la fin de la violation historique de leurs droits passent par cette décision cruciale.
Charles Sarkis Président du Parti démocrate chrétien — Liban